32e dimanche TOA

AUBIN Samedi 7, 17h30 : fam. Jeghers-Delhez et Jeghers-Deleval, Marinette Houbiers.

BOMBAYE Dimanche 8, 9h30 : fam. Jules Henry-Lejeune, Dominique et Charles, fam. Albert Brouwers-Caps et Gaby Caps, fam. Warnotte-Prinssens.

WARSAGE Dimanche 8, 9h30 : épx Claessen-Bosch, Maurice Delheusy et fam. Delheusy-Ernst.

DALHEM Dimanche 8, 11h : fam. Vrijdaghs-Labre.

09 novembre: Ste Elisabeth de la Trinité (1880-1906). « Il faut rayer le mot découragement de ton dictionnaire d’amour! », écrivait à sa soeur cette jeune carmélite de Dijon, peu de temps avant de rendre son âme à Dieu. Canonisée en 2016.

Ste Elisabeth de la Trinité

UN « TERRIBLE CARACTÈRE »
Comme elle l’écrira elle-même et que nous devinons sans peine sur ses photos d’enfant au regard volontaire pour ne pas dire furieux ! « Ses colères-diable, très diable » sont connues à Dijon. Mais en même temps « un grand coeur, si aimant » ! Élisabeth ? « Elle sera un ange ou un démon ! »


UNE RENCONTRE QUI CHANGE TOUT
Celle de JÉSUS lors de sa 1e Communion, alors qu’Élisabeth a 11 ans. Elle s’y est préparée avec un sérieux peu ordinaire ! Depuis sa 1e confession déjà, elle redouble d’efforts pour dominer son caractère colérique, mais elle a compris qu’elle n’y arrivera pas toute seule.
C’est JÉSUS, elle en est sûre, qui le fera en elle.
Pour l’amour de Lui, que de victoires silencieuses elle remporte, alors qu’elle « sent son sang bouillir en elle » ! Au lendemain de ce jour, elle apprend que son nom « Élisabeth » signifie « Maison de Dieu » : un horizon merveilleux s’ouvre dans le coeur de la fillette, un horizon qui ira en s’élargissant à l’infini…


PIANISTE SURDOUÉE
Élève au Conservatoire depuis ses 8 ans, Élisabeth travaille le piano des heures par jour. Les journaux locaux font les éloges de la jeune virtuose de 13 ans qui interprète avec une telle sensibilité Liszt, Chopin, Schuman ! Mais Élisabeth n’en tire pas orgueil : elle pense à son Bien-aimé qui « habite en elle » et joue pour Lui.
Son regard profond est un regard d’amoureuse qui frappe son entourage. Jeune fille, alors qu’elle danse un quadrille avec entrain, une amie l’interpelle : « Élisabeth, tu vois Dieu ! »


CHRÉTIENNE « DANS LE MONDE »
Soirées musicales et dansantes, voyages en famille aux quatre coins de la France durant les vacances : Élisabeth, qui aime s’habiller avec goût, confectionner elle-même chemisiers et garnitures à la mode, se prête à ce quotidien qu’elle accepte comme la volonté du Seigneur et vit comme une « carmélite au-dedans ». On remarque à la fois son recueillement extraordinaire quand elle prie, et son amabilité exquise envers tous.
Élisabeth est bien insérée dans sa Paroisse : participation à la Messe quotidienne, aux retraites et missions, à la chorale… À 19 ans enfin, elle reçoit le consentement de sa maman pour son entrée au Carmel 2 ans plus tard.


CARMÉLITE « MERVEILLEUSEMENT HUMAINE »
Le coeur au ciel, – « un Ciel qui est en nous ! » – et les pieds sur terre : telle est notre soeur, plongée dans un profond recueillement lors de la prière de l’Office ou l’oraison silencieuse, ou dans sa « chère petite cellule » où elle coud les vêtements de ses soeurs. Et avec cela, compagne des plus agréables, s’oubliant elle-même, constamment souriante et serviable.
Ce Mystère de la TRINITÉ dont elle porte désormais le nom, l’emporte toujours plus loin «au-dedans », « dans le silence » pour vivre « avec les Trois » comme elle l’écrit si familièrement. Elle découvre avec émerveillement les Lettres de St Paul, écrivant aux chrétiens le projet de Dieu sur nous : « que nous devenions conformes au Christ, son Fils Bien-Aimé », et cela pour « la louange de sa gloire »
« Conformée, configurée au Christ », Élisabeth va le devenir d’une manière héroïque dans la maladie qui va bientôt l’atteindre, portant sa croix « comme une reine aux côtés du Crucifié », offrant tout pour l’Église.
« Louange de gloire » : c’est l’autre rêve qu’elle va aussi réaliser : plus de piano sous ses doigts, c’est son être tout entier, corps et âme, qui devient un instrument sous le souffle de l’Esprit-Saint.

Dans ses Lettres, dont beaucoup adressées à des laïcs, Élisabeth, chaleureuse et concrète, partage avec enthousiasme « son secret, le secret du bonheur ».
Croire (même si on ne le sent pas) au Dieu tout Amour qui habite au plus intime de nous-même et désire que nous vivions en sa compagnie.
Faire silence pour L’écouter.
Nous livrer à sa Présence qui veut nous transformer.

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