Tout en bénissant et en félicitant, pour leur application, les enfants qui ont communié, je tiens à remercier les parents pour leur partenariat pastoral et les mamans-catéchistes pour tant de générosité et d’abnégation.





Tout en bénissant et en félicitant, pour leur application, les enfants qui ont communié, je tiens à remercier les parents pour leur partenariat pastoral et les mamans-catéchistes pour tant de générosité et d’abnégation.





C’est avec un regard lumineux, un visage émerveillé, une joie profonde que nos jeunes ont reçu Jésus pour la première fois dans leur coeur. Merci aux mamans-catéchistes.






Célébrant : Comme Melkisédek, nous marchons à la rencontre du Seigneur les mains chargées de pain et de vin, mais plus encore le coeur chargé de la vie du monde, avec ses joies et ses peines, ses souffrances et ses espérances.
Lecteur 1 : Avec ce pain, Seigneur, nous t’apportons toutes les faims du monde : les manques de vivre(s), les manques d’amour, les manques de liberté et de vérité et tant d’autres faims… (pause) Voici les faims du monde, nous te les présentons pour que, dans ton amour, tu combles de bien tous les affamés.
Lecteur 2 : Avec ce pain, Seigneur, nous t’apportons tout le travail des hommes : les efforts vers la paix et la justice, vers le partage et la réconciliation et tant d’autres défis… (pause) Voici le travail des hommes, nous te le présentons pour que, par ton Esprit, tu fécondes l’oeuvre des ouvriers du Royaume.
Lecteur 3 : Avec ce vin, Seigneur, nous t’apportons toutes les joies du monde : les étincelles de bonheur, les amitiés échangées, les amours partagées et tant d’autres joies… (pause) Voici les joies du monde, nous te les présentons pour que, dans ta tendresse, tu les habites de ta présence.
Lecteur 4 : Avec ce vin, Seigneur, nous t’apportons toute la souffrance des hommes : sang versé dans des guerres fratricides, dans des violences gratuites, dans des meurtres sordides et tant d’autres souffrances… (pause) Voici les souffrances des hommes, nous te les présentons pour que, par ton Esprit, tu transfigures nos misères et sèches les larmes des affligés.


19 mai 2024: célébration de la profession de foi à Warsage (groupe 1)




Ma mère, plus de 90 ans, était assise, sur le bord de son lit. Elle ne bougeait pas, seulement assise, la tête vers le bas, fixant ses mains. Quand je me suis assise auprès d’elle, aucune réaction … Je ne voulais pas la déranger mais après un long moment de silence, je me suis informée si elle était bien.
Elle leva la tête et me sourit. « Oui je suis bien, merci de t’en informer » dit-elle de sa voix douce et claire.
« Je ne voulais pas te déranger, maman, mais tu étais assise là, fixant tes mains ; à quoi pensais-tu ? »
« As–tu déjà regardé tes mains? », me dit-elle. « Je veux dire : as-tu vraiment regardé tes mains? »
J’ai alors lentement ouvert mes mains et les fixai. Les retournai, m’en frottai les paumes. « Non, je pense que je n’ai pas vraiment regardé mes mains » lui dis-je, en me demandant ce qu’elle voulait vraiment dire.
« Mes mains, maintenant ridées, desséchées et affaiblies, ont été les outils toujours utilisés pour étreindre la vie. Enfant, elles m’ont permis de m’agripper et d’éviter de tomber quand, d’abord je trottinais, puis courais, sautais, jouais …
Elles ont été de fidèles compagnes dans mes apprentissages : pour attacher mes souliers, me coiffer, me laver et tant d’autres choses … à faire toute seule, comme une grande !
Un jour de mai, ce fut le couronnement de la vierge et j’ai joins mes mains pour une prière à Marie.
Elles ont été belles, douces et soignées. mais aussi collantes et humides, sèches et abîmées.
Elles ont été habiles et efficaces, souvent, chaleureuses et réconfortantes mais aussi parfois, froides et maladroites dans certaines circonstances … Elles ont été la preuve de mon amour, ma tendresse …
Décorées avec mon alliance, elles ont montré au monde que j’aimais quelqu’un .
Elles ont écrit mes lettres à ton père, et ont tremblé pour lui. Elles vous ont caressé, éduqué vous, mes enfants … Elles ont accueilli ensuite mes petits-enfants … Puis les ont aidés dans leur premières prières. Elles ont accompagné tant de sourires, mais aussi essuyé tant de larmes ! Elles ont consolé et réconforté mais aussi tremblé de rage quand je ne comprenais pas.
Elles ont témoigné mon affection, mon amitié … Elles ont participé à toutes mes rencontres: tous ces gens que j’ai croisés tout au long de ma vie … »
« Aujourd’hui, alors que rien ne marche vraiment plus comme avant pour moi, ces mains continuent de me soutenir : elles couvrent mon visage quand je pense au passé … Et je les joins encore quand je réfléchis …
Ces mains portent la marque de tout ce que j’ai fait dans ma longue vie. Ce sont ces mêmes mains qui ont été témoins de mes états d’âme, de mes bonheurs et malheurs …
Pensive, je regardais ses mains et les miennes. Je ne les verrai jamais plus de la même façon ! C’est sûr, désormais, j’y ferai plus attention … et j’observerai mieux celles des autres …
C’est tellement riche d’émotions des mains ! Quand je me blesse les mains, quand elles sont sensibles, ou quand je caresse le visage de mes enfants ou de mon conjoint, je pense à maman. Et je me dis que j’ai sûrement un peu d’elle, de sa force et douceur dans mes mains … Et que c’est un beau cadeau qui s’offre de génération en génération …
Quand je rencontre quelqu’un, je fais en sorte que ma poignée de mains soit vraiment chaleureuse … à la fois douce et ferme … Une belle poignée de mains pour lui transmettre cette belle énergie de la Vie !
(Source FB – je ne connais pas l’auteur mais…)
Bonne fête Maman!


« Jn 15,9-17 : Évangile commence par rappeler que le Christ nous a aimés d’abord, sans aucun mérite de notre part : « Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés ». Et notre deuxième lecture (1Jn 4,7-10) enfonce le clou : « ce n’est pas nous qui avons aimé Dieu, mais c’est lui qui nous a aimés ». Jean insiste avec force sur l’antériorité divine : « ce n’est pas vous qui m’avez choisi, c’est moi qui vous ai choisis ».
Se laisser choisir par Dieu a des conséquences très concrètes :
« Qui donc t’a mis à part ? As-tu quelque chose sans l’avoir reçu ? Et si tu l’as reçu, pourquoi te vanter comme si tu ne l’avais pas reçu ? » (1Co 4,7).
Ce n’est pas à la force du poignet que je réussirai ma vie ! Ce n’est pas en serrant les dents et en me calant sur le mythe prométhéen du self-made-man (ou woman !) que je réaliserai vraiment ma vocation. On voudrait nous faire croire que l’indépendance et l’autonomie sont la clé de voûte de notre dignité : grossière erreur à nouveau ! C’est dans la relation, donc dans l’interdépendance et dans l’échange mutuel don/contre-don que nous devenons plus humains. »
« A qui tenez-vous ? A qui osez-vous dire : « Je tiens à toi » ?
Dans le langage courant, tenir à quelqu’un signifie entretenir une relation particulière avec un être. Par amitié, sentiment, ou respect. Tenir à une personne implique qu’une partie de ce que nous sommes — et de l’énergie qui coule dans nos veines— vient d’elle.
L’image biblique de la vigne nous invite aujourd’hui à méditer sur ce à quoi nous dépendons. Á qui nous appartenons, nous tenons. Ce passage de l’évangile de Jean se situe au cœur du long discours d’adieu de Jésus. N’est-ce pas souvent dans les moments de séparation et de prise de distance que se pose la question de ce à quoi nous tenons réellement, et similairement, de ce qu’il faut émonder ?
La question de ce jour est donc aussi simple que radicale : que faut-il tailler et émonder dans nos projets et relations, pour « apaiser notre cœur », recevoir davantage de lumière ? Quels sont ces terrains et ces rêves qui ne nous font pas croître ? Et tout comme les sarments de la vigne tiennent au cep, à qui tenons-nous véritablement ?
D’où vient notre sève ? En un mot : qu’est-ce qui fait que nous nous accrochons à la vie ?
Tenir, c’est d’abord se laisser aimer. Pour certaines personnes, c’est la présence bienveillante de proches, de tuteurs, qui leur donne d’avancer. Elles tiennent debout, au quotidien, parce qu’il y a ces personnes lumineuses avec lesquelles elles peuvent s’entretenir, se dévoiler, « s’exprimer avec assurance ». Elles tiennent dans la vie, parce que certaines paroles échangées demeurent en elles et sont fécondes… » (extrait du « Le Jour du Seigneur », 28 avril 2024)


06-07 avril 2024: Retraite en vue de la Profession de foi







