Père bien aimé, écoute tes enfants, nous t’en prions
Oriente vers ta paix, Seigneur, tous ceux qui peinent sur le chemin de la réconciliation, nous t’en supplions.
Oriente vers ton secret, Seigneur, tous ceux pour qui compte avant tout la gloire qui vient des hommes, nous t’en supplions.
Oriente vers ta vérité, Seigneur, tous ceux qui se composent de faux visages et portent des masques d’hypocrisie, nous t’en supplions.
Oriente vers ta joie, Seigneur, le coeur de tous les chrétiens qui entrent en ce temps de grâce du carême, nous t’en supplions.
« Seigneur, en union avec tous les chrétiens du monde, je te remercie pour ce carême. Tu me connais, tu sais qu’il me faut du temps pour mieux ouvrir mon coeur à ta parole. Que ces quarante jours me permettent de te connaître un peu plus. Que ton Esprit demeure en moi pour me guider et me conseiller. Alors le jour de Pâques, la joie sera grande de fêter ta résurrection. »
Mercredi 18 février – Mercredi des cendres : 19h30 à Feneur – Messe avec imposition des cendres
“Revenez à moi…” (extrait de « Puiser à la source »)
Le grand message du Carême c’est d’abord que Dieu est Amour. Il ne sait pas être autre chose. Il nous aime d’un amour passionné qui dépasse tout ce que nous pouvons imaginer. Toute la Bible ne cesse de nous renvoyer à cette bonne nouvelle. Dieu est merveilleux parce qu’il n’est qu’amour. Nous pouvons tous nous abandonner à lui. Il n’a d’autre justice que celle de sa miséricorde. Nous sommes tous envoyés pour témoigner de ces merveilles de Dieu. Et comme pour les apôtres au jour de la Pentecôte, ce témoignage joyeux doit susciter l’émerveillement.
Le problème c’est que trop souvent, nous sommes loin de Dieu. Nous organisons notre vie en dehors de lui, sans tenir compte de lui. Dieu voit cela et il en souffre. Quand nous voyons quelqu’un qui ne cesse de commettre des imprudences, nous comprenons qu’il va ruiner sa vie. Nous faisons tout pour l’en empêcher et pour le protéger. Si nous agissons ainsi, c’est parce que nous tenons à lui, surtout si c’est un membre de notre famille.
Cet amour que nous avons les uns pour les autres nous dit quelque chose de celui de Dieu pour nous. Il nous voit nous enfoncer dans le péché et nous détourner de lui. En ce début du Carême, il nous adresse un appel solennel : “Revenez à moi de tout votre cœur.” C’est une supplication pressante de Dieu. L’essentiel c’est de poser notre regard sur Dieu “car il est tendre et miséricordieux, lent à la colère et plein d’amour, renonçant au châtiment. Dieu n’est pas là pour nous punir mais pour nous sauver et nous combler de ses bienfaits.
La lecture de saint Paul aux Corinthiens va dans le même sens. Il nous supplie : “Au nom de Jésus Christ, laissez-vous réconcilier avec Dieu.” Il ne faut jamais oublier que Dieu fais sans cesse le premier pas vers nous. Il a envoyé son Fils pour nous ramener vers lui. Mais rien n’est possible sans notre réponse personnelle. C’est pour cela que Paul nous recommande de ne pas refuser cette réconciliation nous est offerte. Ce temps du Carême est donné pour redécouvrir cette tendresse et cette miséricorde de Dieu. “Là où le péché a abondé, la grâce (l’amour) a surabondé”
L’évangile nous montre ce que doit être une vie de converti. Il s’adresse à ceux qui veulent “vivre comme des justes”. Le “juste” ce n’est pas seulement celui qui est équitable ; c’est celui qi vit en conformité à la volonté de Dieu. Le mot “justice” est équivalent de sainteté. C’est à cela que nous sommes tous appelés. Dieu nous aime tous gratuitement et sans mérite de notre part. Notre réponse doit être gratuite et sans arrière-pensée.
Concrètement, si nous jeûnons, si nous prions, si nous faisons l’aumône, ce n’est pas pour être vus des hommes ; c’est parce que nous avons découvert un trésor bien plus grand. Ce trésor, c’est Dieu lui-même, c’est son amour gratuit. Ce qui fait la valeur de la prière, de l’aumône et du jeûne, c’est l’amour que nous y mettons. L’idéal serait que, durant ce carême, nous posions chaque jour un acte que seul notre Père du ciel connaîtra.
Vivons ce carême comme une marche joyeuse vers la vie et vers Pâques. Car c’est vrai, il s’agit véritablement d’un temps de joie. Seul le péché est triste. Mais ces quarante jours nous sont offerts pour nous bruler au feu de l’amour de Dieu.
Nous nous associons à la peine de Marie-Eve et Jean-Paul GERDAY-BONMARIAGE, en recommandant à vos prières Mr Jean BONMARIAGE (89 ans), époux de Monique Bovy, le papa de Marie-Eve (qui accompagne la messe à Mortroux). La liturgie des funérailles : le vendredi 20 février 2026, à 10h30, en l’église de Barchon.
Nous recommandons à vos prières Mr Henri Lejeune (92 ans), veuf de Mariette Godart. La liturgie des funérailles aura lieu le samedi 14 février 2026, à 10h30 à Warsage.
Nous recommandons à vos prières Mme Georgette Herzet (91 ans), veuve de Joseph Levaux. La liturgie des funérailles aura lieu le vendredi 13 février 2026 à 10h30 à Warsage.
Prière à Ste Agathe (Sainte Agathe se fête le 05 février – jour anniversaire de son martyre)
Sainte Agathe, comme tu protèges la Sicile et le peuple de Catane des éruptions du volcan Etna ; libère nous, aujourd’hui, de nos « volcans intérieurs » : libère nous de nos colères, de nos violences. Libère nous de tout ce qui nous ronge de l’intérieur…
Sainte Agathe, patronne des nourrices, tu fus torturée, mutilée, à cause de ton attachement au Christ.
Malgré nos difficultés, Aide-nous à rester fidèle à nos engagements. Aide-nous à ouvrir nos cœurs à ceux qui ont besoin de nous. Encourage-nous à voir le bon côté des choses, à dire des mots qui font du bien, des mots qui réconfortent et encouragent.
Sainte Agathe, prie avec nous, pour tous ceux qui souffrent…
FENEUR – Dimanche 8, 9h30 : m.f., Remy Hogge et fam.Hogge-Lesoinne, épx Ruwet-Smeets et leur fille Marie-Fernande
MORTROUX – Dimanche 8, 11h : José Corman, épx Johnen-Schobben et Charles et épx Pierre-Dejasse et David, Hubert Jeukens
Image CS 08.02.2026
« Sel de la terre », « lumière du monde » (Mt 5, 13-16)
Jésus pose ces deux images ensemble, alors qu’elles sont logiquement contradictoires ! Les propriétés du sel et de la lumière sont antagonistes.
– Le sel va s’enfouir dans la nourriture
– La lumière au contraire surplombe (comme le fait le lampadaire dans le texte) ce qu’elle éclaire
– Le sel disparaît en agissant
– La source de lumière, elle, brille distinctement, séparée du reste
– Le sel révèle et relève le goût du plat, de l’intérieur
– La lumière fait sortir la réalité des ténèbres, de l’extérieur
Deux images pour parler de la façon dont les chrétiens se situent dans le monde : de l’intégration (sel) à la contestation (lumière) du monde environnant.
Les chrétiens se reconnaissant dans l’image du sel chercheront à « vivre avec » leurs frères, à « vivre comme » eux.
Les chrétiens se reconnaissant dans l’image de la lumière chercheront quant à eux au contraire à manifester leur différence, à préserver leur identité. Ils seront parfois tentés par le repli communautariste, mais auront à cœur de montrer que l’Église peut être une « société alternative » au monde moderne.
Jésus inscrit à la fois le sel et la lumière dans la feuille de route de son Église ! Comme souvent, il unit les contraires. C’est donc qu’il faut tenir les deux ensemble. (extrait de CS 08.02.2026)