BERNEAU – Samedi 21, 18h : messe fondée, Bernadette Petit, Henri Brauwers
FENEUR – Dimanche 22, 9h30 : fam. Gaillard-Clermont et Lecane, fam. André Ruwet-Hogge
MORTROUX – Dimanche 22, 11h (Fête de St Joseph à Mortroux) : épx Corman-Biemar, épx Tannier-Delmotte et Weusten-Tannier, fam. de Froidmont-Huppers, fam. Crauwels-Lonneux et Delhez-Cupers et apparentées, fam. Faway-Liégeois
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Prière à saint Joseph (Mgr Léon Soulier, évêque émérite de Limoges)
Joseph, on t’appelle le juste, le charpentier, le silencieux…
Moi, je veux t’appeler mon ami.
Avec Jésus, ton fils et mon Sauveur, avec Marie ton épouse et ma mère,
tu as ta place dans mon cœur, tu as place dans ma vie.
Prends ma main et conduis-moi lorsque l’ombre et la nuit rendent mes pas incertains.
Toi qui as cherché le Seigneur, toi qui l’as trouvé, dis-moi où il est !
Dis-moi où il est quand les jours succèdent aux jours,
remplis de travail et de soucis ou de solitude et d’ennui !
Dis-moi où il est quand l’épreuve et la souffrance sont le pain quotidien !
Dis-moi où il est quand l’espérance relève mon courage
et m’invite à avancer avec plus d’entrain !
Dis-moi où il est quand mon cœur veut l’aimer,
lui le premier et les autres, avec lui et en lui !
Dis-moi où il est quand on vient près de moi chercher réconfort, amitié et joie !
Joseph, mon ami, toi qui as cheminé à travers les rayons et les ombres,
apprends-moi à rencontrer le Seigneur dans le quotidien de ma vie.
Toi, le témoin étonné de l’action de l’Esprit,
aide-moi à reconnaître ses merveilles et à lui être soumis.
Toi, le grand attentif aux besoins des tiens,
garde bien ouverts mon cœur et ma main

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« Celui que tu aimes est malade » : tu es averti à temps de la maladie de Lazare, ton soi-disant cher ami. Mais tu restes pourtant deux jours de plus à l’endroit où tu te trouves avant de te mettre en route. À quoi joues-tu, Jésus ?
Le retard de Dieu nous apprend à désirer le donateur plus que le don. En différant son intervention, Jésus initie Marthe et Marie à cette purification intérieure : croire sans appui, désirer la présence de Jésus plus que ses miracles, aimer sans pourquoi, sans calcul ni intérêt.
Le retard de Dieu nous fait mourir à notre désir de maîtrise et nous rend capables d’humilité : je ne comprends pas, je ne maîtrise pas, j’accepte de dépendre.
Le retard de Dieu nous fait mourir au calcul et nous initie à la gratuité : je pleure sans calcul, je prie sans stratégie, je crois sans garantie.
Le retard de Dieu nous enlève nos appuis, pour nous faire tenir debout sans béquilles. Non plus : ‘je crois parce que Dieu agit’, mais : ‘je crois même quand Dieu semble absent’.
Si Dieu semble en retard dans nos vies, ce n’est pas qu’il nous a oubliés. C’est qu’il attend peut-être que nous lâchions prise, que nous cessions de lui prescrire le moment, la manière, et le résultat. Dieu ne ressuscite pas ce qui veut encore se sauver par lui-même. Il appelle à la vie ce qui repose entièrement en lui. Et peut-être que, dans le silence, au fond de nos tombeaux intérieurs, une voix attend d’être entendue : « Viens dehors ». (extrait de « Lazare, ou le retard de Dieu », CS)