AUBIN – Samedi 16, 17h30 (messe des familles) : fam. Belleflamme-Kroonen
BOMBAYE – Dimanche 17, 9h30 : fam.Widy-Caps et Eric et Sophie
WARSAGE – Dimanche 17, 9h30 : m.f., Pierre Claessen, René Schoonbroodt (1° ann.) ; Mariette Lottin-Lejeune (choristes d’Aubin et Warsage)
MORTROUX – Dimanche 17, 11h (au lieu de Dalhem) : m.f., épx Vaessen-Duyckaerts et Lonneux-Vieillevoye
« Amen, amen, je vous le dis :
si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ;
mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit.
Qui aime sa vie la perd ;
qui s’en détache en ce monde la gardera pour la vie éternelle.
Si quelqu’un veut me servir, qu’il me suive ;
et là où moi je suis, là aussi sera mon serviteur.
Si quelqu’un me sert, mon Père l’honorera. » (5e dim. carême B)

Ce grain de blé dont parle Jésus c’est lui-même. Il nous dit:
- Aimer pour porter des fruits
- Servir pour porter des fruits
- Sortir de soi-même, s’ouvrir à la vie, pour porter des fruits
Et ces fruits sont:
- La justice. Etre droit dans mes relations avec les autres. N’oublier personne, ne rejeter personne, tenir compte de chacun, à toutes circonstances.
- Persévérer sans se durcir, sans devenir trop dur. Résister au mal qui est autour de nous. Persévérer dans le bien.
- Etre solide et souple en même temps.
Si quelqu’un agit comme moi, dit Jésus, si quelqu’un suit ma trace… il sera honoré par mon Père. « Comme lui savoir dresser la table. Comme lui servir par amour. Se lever chaque jour pour servir par amour« , avec amour.

« Comme un grain jeté en terre…
Tout se passe donc au secret de la terre dans une fécondité insoupçonnée !
Qui, à voir le champ en hiver, se douterait de la force de vie qui s’y prépare et la fécondité qu’elle promet ?
Le temps est à la foi, celle qui voit l’invisible…
Le temps est à la patience aussi ! Car rien ici ne se joue dans l’instantané, mais toujours dans la lente germination et le long murissement.
Comme un grain jeté en terre…
La Parole de Dieu, et son pardon aussi, ont cette sorte d’efficacité délicate et non-violente ! Oh c’est sûr, nous l’aimerions plus expéditive à nous transformer le cœur ! Cela nous épargnerait le travail de conversion ! Mais cela n’a jamais été le genre de Dieu qui a toujours préféré la douceur à la brusquerie et l’espérance à la hâte. Sans doute sait-il par expérience que les conversions vite acquises sont parfois tout aussi vite perdues et que les transformations de fond valent mieux que celles qui ne font qu’effleurer nos existences !
Comme un grain jeté en terre…
Jésus – qui s’en étonnera ? – n’agit pas autrement : jamais il ne fait dans le tape-à-l’œil, ni ne force la main, pour nous inviter à retrouver le chemin du Père, pour nous convier à entrer en alliance avec lui : seulement la chaleureuse déclaration d’amour comme proposition mille fois répétée au long de nos jours… Mille fois répétée… et si souvent rejetée !
« Nous voudrions voir Jésus » disaient les grecs de l’évangile… Et nous aussi, mais il ne nous sera donné d’autre signe que celui du grain jeté en terre… Et pour nous aujourd’hui c’est en nos vies qu’il est planté pour qu’y germent et y murissent des fruits de conversion.
Dans le sacrement du pardon, tout se passera pour nous au secret de nos cœurs, dans une fécondité insoupçonnée ! » (Olivier W.)